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Working Holiday Visa : « Ce film s’adresse à tous ceux qui aiment le voyage »

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Vous avez toujours voulu partir à l’étranger avec un permis vacances-travail en poche ? L’Étudiant Voyageur supporte le super projet de deux jeunes réalisateurs franco-belges ! Nous sommes allés à la rencontre d’Elodie Fournot et Antoine van der Straeten, réalisateurs du film Working Holiday Visa !

Ci dessous vous pourrez trouver l’interview que ces derniers nous ont accordés, on les remercie encore de leur gentillesse !

Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes deux réalisateurs à l’origine de ce projet Elodie Fournot (France) et Antoine van der Straeten (Belgique).

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Au travail et nous nous sommes vraiment appréciés devant une imprimante! Que c’est cliché! Pour en rajouter un peu, c’était à Paris, la ville des amoureux dit-on. En effet, entre notre rencontre il y a de ça  bientôt 5 ans et la sortie de ce premier grand projet, nous nous sommes mariés!

Quel est le détail de votre projet ?

Notre projet est de jouer avec la réalité et la fiction, de trouver du sens à un horizon qui n’est pas tracé et d’oser, d’oser se dépasser.

Comment est née l’idée de film ?

Ce road-movie est né dans des circonstances rêvées : sur la route. Parti en permis vacances travail pour un an, au fur et à mesure des mois passés en Nouvelle-Zélande un scénario s’est dessiné. Ce voyage c’est quelque chose d’assez initiatique pour la plupart des jeunes PVtistes croisés sur les routes. Agrandir son regard sur la vie, sur l’autre rencontré au hasard des routes, c’est aussi apprendre à mieux se connaître. Ce que nous vivions et notre regard à nous c’est plutôt arrêté sur le « pourquoi partir? » et par extension sur l’immigration.

Parallèlement, lors de cette aventure, nous avons découvert des escroqueries sur les travailleurs étrangers : travail sans contrat, tarif horaire minimum non respectés, des intermédiaires qui promettent du travail en vain, pire certains immigrés se voient confisquer leur passeport. Au fil des rencontres, des situations vécues et des témoignages, nous nous sommes dit que nous devions faire quelque chose. La rencontre avec le peuple des îles Salomons a été l’élément déclencheur, nous nous devions de faire quelque chose pour eux.

Le film montre quelques issues possibles et surtout amène le problème sur la table.

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Comment avez-vous financé ce projet ?

Économie, cadeaux du mariage, huile de coude, crowdfunding et beaucoup de débrouille. Lorsqu’on a commencé à écrire le script on ne savait pas vraiment jusqu’où ce projet allait aller. On voulait se donner les moyens de faire bien mais quand même, on avait 3 culottes,2 slips et notre maison c’était notre sac à dos. Puis, le film écrit, on s’est rendu compte que si on voulait le réaliser, il fallait si mettre très rapidement car des personnages clés allaient s’évaporer. Solliciter des aides c’était attendre des mois voir plus, on ne voulait pas renoncer au film. Alors on a compté sur ce qu’on avait et sur ce qu’on sait faire.

A qui s’adresse ce film ?

Ce film s’adresse à tous ceux qui aiment le voyage. A tout ceux qui on déjà eu envie de tout quitter pour se lancer dans un projet un peu fou. Et puis plus particulièrement, les 18-30 ans devraient s’y retrouver car comme son titre l’indique, Working Holiday Visa parle de ce phénomène générationnel en pleine croissance et qui s’adresse justement aux 18-30 ans.

Un petit avant-goût pour nos internautes ?

Avec le synopsis alors? Steffen voyage en Nouvelle-Zélande pour quelques mois avec un working holiday visa. Mais suite à un évènement inattendu, il abandonne son van et s’enfuit tout nu dans la nature. En questionnement sur le sens que prenait sa vie, avec ce trip initiatique, il découvre une vie faite de peu et de rencontres. Ce voyage va le transformer.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote lors du tournage du film ?

Deux anecdotes : l’une sur les aléas marrant de tournage, l’autre sur le principe de ce film « une fictio-documentaire » qui pousse les tournage à un tas d’anecdotes.Une scène qui a été particulièrement longue à filmer c’est la rencontre de Steffen l’acteur-enquêteur principal et de Sanjay (un autre personnage clé). On voulait que ce soit de nuit et comme Sanjay travaille de nuit on avait très peu de temps entre le couché du soleil et le début du travail de Sanjay (car oui Sanjay travaille 7 jour sur 7). On a dû s’y prendre sur deux jours. Comme ce n’était toujours pas bon on a décidé de le faire une troisième fois, mais suite à un mal entendu Sanjay a rasé sa barbe, du coup on a dû refaire cette scène et les deux suivantes qu’on avait déjà fait car ça n’aurait pas été raccord. Deux jours de boulot en plus. Au final on a même pas garder cette scène au montage !

Autre anecdote, le fait que ce film soit une fiction-documentaire. Lorsque l’on travaille avec le réel, il y a beaucoup d’inattendu. Pendant les caméras cachées par exemple, comme Steffen pose beaucoup de questions, il est dans le collimateur des employeurs. De plus, comme il veut bien faire, il ne travaille pas très vite. En effet nous voulions qu’il représente l’employé sérieux et voir à partir de là ce qu’il se passe. Sa chef lui donne un avertissement et comme il n’arrive pas à aller plus vite, elle lui dit d’aller la voir à la prochaine pause. A ce moment-là, nous pensons qu’il allait se faire virer dès les premières heures du travail. A la pause, Antoine reste avec Steffen pour filmer ce qu’il se passe. La superviseuse interpelle Antoine, lui demande son nom et lui dit qu’il est viré. Elle ne dit rien à Steffen, c’était incompréhensible.

C’était exactement ce à quoi nous avions assisté, des semaines auparavant, lors de notre immersion. Il y avait beaucoup de pression mise sur les travailleurs. D’autres ont été viré, comme moi, sans raisons apparente. Secret de tournage toujours, au niveau technique nous avions toujours des garde-fous. Nous doublions, voir triplions les sources d’enregistrement : deux à trois cameras, plusieurs micros etc… Du coup nous avons pu finir cette séquence sans trop de problèmes et surtout ça collait avec la suite du script.

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Et sinon le voyage a-t-il toujours eu une place importante dans votre vie ?

Le voyage a une place importante oui. Voyager ça nous rend plus petit et plus grand à la fois et ca ne nous quitte plus. Aujourd’hui on s’est posé en Belgique en se disant que c’est un port d’attache. Voyager c’est découvrir qu’on connait mal le monde et c’est aussi être plus tolérant, avancer sans peurs. Un doux nectar auquel on a goûté quand on avait plus ou moins 18 ans et qui n’a cessé de prendre de plus en plus de place dans nos vies. Elodie a étudié une année à Montréal, Antoine a travaillé aussi à Toronto. On ne se connaissait pas à l’époque. Mais notre définition du voyage c’est plutôt avoir des expériences sociales dans le pays. Aujourd’hui on ne sait plus se poser une journée à la plage et siroter un cocktail. On cherche autre chose dans le voyage.

Que pouvez-vous dire à nos internautes (la majorité des étudiants) qui veulent partir en Working Holiday Visa ? Des conseils de préparation ?

Oser ! Oser partir, aller vers l’étranger et l’inconnu, oser se lancer dans des projets fous, se dépasser, mais aussi oser aussi poser des questions quand la situation semble anormale et oser ne pas se laisser faire.

Pour vous quelle est la destination qui vous fait le plus rêver ?

Aujourd’hui moi (Elodie) j’aimerais aller sur des zones de conflits. J’aimerais m’immerger au coeur de situation vécues, prendre d’autres identités. Je peux pas vraiment parler de rêver de ça mais je sens que j’ai ma place dans ça.

Et pour moi (Antoine), il y a beaucoup de destinations qui m’intéressent, les USA, l’Europe de l’est, l’Amérique latine, etc, mais au-delà d’une destination c’est le projet qu’il y aura derrière qui me motivera vraiment. Ce qui est important pour moi c’est de pouvoir donner du sens à chaque voyage.

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Le mot de la fin ?

ll y a une avant-première le 24 octobre 2015 à Brussels à 20h (en présence des acteurs et des réalisateurs), pour les petits chanceux qui seraient dans les parages on vous offre des places. Laissez votre prénom et nom en MP sur la page Facebook du film. On remercie ici notre chère équipe technique que nous avons constitué sur place et qui nous a suivit jusqu’au bout de cette aventure et encore aujourd’hui. Merci!

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