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L’expérience Erasmus de Boris lors de ses études à Almeria

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Après Jacinthe qui nous faisait de part de son expérience en Corée, c’est au tour de Boris, de nous parler de son expérience à Almeria lors de son ERASMUS en Espagne !

Peux-tu nous parler de toi et de ton parcours ?

Je m’appelle Boris, je viens d’avoir 24 ans et je suis originaire d’une petite ville en Ardèche appelée Aubenas. Je suis actuellement en stage de vente et marketing aux États-Unis dans une entreprise Francaise à Dallas au Texas pour une durée de 10 mois. En septembre 2016 je présenterais mon mémoire final pour obtenir un master en Management international au sein de l’Université d’Almeria en Espagne.

L’Espagne, j’y suis d’ailleurs resté deux ans, en commençant par une année Erasmus en 2013-2014 pour valider une licence gestion de l’IAE de Valence. Avant ça j’ai fais un tour par l’IUT d’Annecy pour obtenir une licence professionnelle Commerce international. Et pour finir, enfin pour commencer, j’ai fais un DUT Techniques de commercialisation à Valence.

Partir en Erasmus à Almeria en Espagne : un choix ou un hasard ?

C’était clairement un choix. L’étranger je n’y avais pas trop pensé avant la fin de mon DUT. Mais c’est quand j’ai vu certains de mes camarades de promotion recevoir leur acceptation pour étudier un peu partout en Europe, que je me suis posé la question: mais pourquoi pas moi ? J’ai toujours pensé que partir à l’étranger était financièrement impossible, mais pas du tout. Je me suis renseigné, le montant des bourses étudiantes pouvant couvrir une grande partie du voyage, et après un long processus de réflexion j’ai fais le choix de postuler. Je voulais aussi m’ouvrir sur quelque chose de différent, une nouvelle culture, apprendre une nouvelle langue et me détacher de ma routine en France.

Que peux-tu nous dire sur la vie en Espagne à Almeria et sur ses habitants ?

Almeria est située au sud de l’Andalousie sur la côte méditerranéenne. Pour se donner un ordre d’idée, l’Andalousie est considérée (par des journaux comme le Telegraph ou le New York Times) comme la plus belle région du monde pour habiter. Ils ne se trompent guère. La mer, les montagnes la chaleur et l’ambiance plus que détendue de la ville d’Almeria et des ses très accueillants 150 000 habitants donnent l’impression d’être chaque jours un peu comme en vacances. Almeria est aussi la ville avec le nombre de jours d’ensoleillement le plus élevé d’Europe (3ème ville sur tout le globe !).

« Le soir, rien de mieux que de se retrouver entre amis dans les célèbres bars-tapas d’Almeria. »

Et les études dans tout ça ?

J’ai entendu dire que les cours étaient plus faciles quand on est Erasmus… Ce n’est en tout cas pas le cas à Almeria. Les professeurs ne font pas la différence entre les Erasmus et les étudiants Espagnols. Pas de favoritisme pour les notes, on obtient ce qu’on mérite. Il faut donc pas mal étudier pour réussir les examens. Mais c’est faisable, tout comme en France. Et puis avec une bonne organisation on peut même se permettre de faire un saut à la plage après les cours.

Donc pour résumer la vie d’un Erasmus à Almeria c’est simple : il y a les cours le matin sur le campus (en bord de mer), le déjeuné aux alentours de 14h-15h, et la « siesta » obligatoire jusqu’à 16-17h. Pour terminer la journée, un grand nombre de notre groupe de 400 Erasmus se retrouvaient sur la plage pour apprécier les plus beaux couchés de soleils d’Europe descendant sur le phare de la ville. Le soir, rien de mieux que de se retrouver entre amis dans les célèbres bars-tapas d’Almeria. Mais ce n’est pas fini. Parce qu’il n’y a pas de « siesta » sans « fiesta » en Espagne, la plupart des bars de la ville restent chaque jours ouverts jusqu’à 8h (du matin). Pour les plus motivés, il y a de quoi faire donc !

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As-tu eu un choc culturel à ton arrivée? Une anecdote à raconter ?

AH ! Le choc culturel, tout le monde m’en parlait. On m’avait prévenu, et je n’y ai pas échappé, du moins pour les premiers jours. Je me souviens être arrivé un peu les mains dans les poches avec mes tongues, ma serviette et mon maillot de bain. Mais au final je ne comprenais pas un mot de l’accent Espagnol local et je n’arrivais pas à me faire comprendre non plus. Ne pas pouvoir communiquer était énormément frustrant. Mais c’est au fur et à mesure des rencontres avec d’autres ERASMUS vivant la même expérience avec les mêmes problèmes que j’ai pu m’adapter à ma nouvelle vie. Les cours ne commençant que début octobre, j’ai eu quelques semaines pour prendre le rythme Espagnol !

Comment est le coût de la vie sur place ?

Je dirais que le prix du panier moyen au supermarché et des transports publiques est le même qu’en France. Mais là où la différence se fait, ce sont sur les prix des loyers. Il faut en effet compter 200 euros grand maximum, charges comprises, pour le loyer en colocation d’un appartement meublé et de bonne facture avec terrasse et vue sur la plage.

Almeria est aussi célèbre pour être la seule ville d’Espagne ou les tapas sont gratuits. A chaque commande pour une boisson telle que le vin ou la bière, sera incluse un tapas. Après deux ou trois tapas en fonction de la faim (ou soif) la note ne dépassera jamais les 8 euros. Ce qui fait d’Almeria une ville plus qu’abordable même pour les plus petits budgets.

« C’est un investissement personnel. Mais le résultat est incroyable. »

Qu’est-ce que tu y as aimé ?

Bien sûr la plage et le soleil me viennent de suite à l’esprit. Mais c’est aussi la proximité avec les gens qui ont fait de mon expérience à Almeria pour moi un succès. Toute la vie de la ville tourne autour de ses 3km de plage, le long desquels se trouvent le port, appartements étudiants, supérettes, bars et restaurants. Le campus de 17 000 étudiants regroupe aussi toutes les universités de la ville. A Almeria il est facile d’y faire des connaissances et de croiser ses amis à toute heure de la journée. Et puis bien sûr il y a la tranquillité et l’accueille des « Andalous », tout cet environnement vous plonge dans la culture méditerranéenne et la vraie vie Espagnole.

Qu’est-ce que tu ne regretteras pas ?

Tout simplement, c’est d’avoir signer le papier d’acceptation pour partir à Almeria. Un choix difficile. Il faut quitter le cocon familial, les amis, ses petites habitudes et sa routine quotidienne. C’est un investissement personnel. Mais le résultat est incroyable. Personnellement j’ai obtenu ma licence, mon master, je parle couramment anglais et espagnol. Mais le plus important c’est que cette expérience permet d’apprendre sur moi-même et sur le monde, côtoyant différentes cultures grâce aux voyages et aux rencontres. Les émotions sont aussi démultipliées quand on vie sa première expérience à l’étranger. Mais je ne peux regretter d’avoir fait ce choix. Il m’a fait sortir de ma zone de confort

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Quels endroits as-tu pu découvrir ?

C’est là que ça devient intéressant ! Lors de mon année Erasmus j’ai commencé par Madrid, puis Lisbonne en voyage organisé avec près de 200 de mes camarades Erasmus. Puis nous avons fait un « road trip » de 1000km en voiture autour de l’Andalousie avec des amis Allemands et Belges, croisant la route des villes telles que la capitale du Flamenco Sevilla, mais aussi Cadiz, Granada, Malaga et Tarifa lors de mes premiers mois. Je ne pouvais pas non plus ne pas assister aux célèbres « Fallas » de Valencia et au carnaval d’Aguilas. Mais mon coup de cœur va pour IBIZA lors du voyage annuel de 5 jours regroupant 3000 Erasmus d’Espagne (un genre de Spring Break juste pour Erasmus). Il y a les fêtes certes, mais le reste de l’île… c’est juste le plus beau paradis sur terre !

Quels sont tes conseils pour tous ceux qui envisagent de partir à l’étranger ?

Il ne faut pas avoir peur de faire le pas. Il est bien de se renseigner au moins 6 mois à l’avance, en parler autour de sois ça aide aussi… Peu importe la ville ou le pays, l’expérience à l’étranger vous fait sortir de votre zone de confort, et il n’y a rien de mieux. C’est effrayant au début mais ça vaut le coût. Pour tout : personnellement, professionnellement, vivre à l’étranger nous ouvre sur une vision du monde différente; et puis si vous avez peur d’avoir le mal du pays, Skype aide énormément !

Une fois sur place, d’être en colocation avec des Espagnols. C’est un plus dans l’apprentissage de la langue mais aussi sur la culture et la vie locale. Tout s’acquis beaucoup plus rapidement que d’autres Français vivant qu’avec d’autres Français… Ce n’est pas le choix de la facilité mais ça permet de mieux apprécier l’expérience !

Pour vous donner plus l’envie de partir je publie depuis quelques temps des articles sur mes aventures à l’étranger.

Peut-être que ça pourra vous inspirer : elcaminodelmundo.wordpress.com

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