Image default

Récit d’une expatriée à Buenos Aires

Notez cet article

Comme nous le disons souvent, le voyage c’est un virus que l’on attrape et dont aucun remède n’existe pour le faire disparaître. Lorsque l’on commence à explorer le monde, on ne peut plus s’arrêter ! Un stage à l’étranger, un échange universitaire, un séjour linguistique ou au pair … Toutes ces expériences à l’étranger peuvent déclencher en toi une irrémédiable envie de découvrir le monde ! Aujourd’hui, Pauline a accepté de nous livrer son témoignage. Après un échange et un stage en Amérique Latine, elle ne se voyait plus rester en France. Un récit d’une experte des voyages qui nous donne envie de partir à la conquête du monde !

Salut ! Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Salut à tous! Moi c’est Pauline, je suis tout juste diplômée depuis quelques mois, et je vis actuellement à Buenos Aires. Après un échange et un stage en Amérique Latine, j’ai décidé de partir y vivre juste après avoir eu mon diplôme. Je commence donc mon entrée sur le marché du travail en Argentine, pays très connu pour ses déboires économiques et ses crises à répétition. Ce n’est peut-être pas très logique, mais j’ai fini par trouver du boulot dans une ONG et j’y suis très contente.

Partir en Amérique Latine, était-ce un choix ou un hasard ?

Un hasard ! En réalité j’ai toujours été une grande voyageuse, mais comme j’ai étudié l’allemand à la place de l’espagnol, venir en Amérique Latine n’était pas vraiment dans mes plans. Mais lorsque ma cousine y est partie en échange universitaire  il y a deux ans – à Cordoba en Argentine très exactement-, j’ai sauté sur l’occasion et je suis partie la voir, sac à dos sur le dos. Et là, j’ai eu un gros coup de cœur. J’y suis restée 5 mois en tout, j’ai pas mal bougé dans le continent, et j’ai voulu y retourner lorsque je suis rentrée en France. En master, je me suis arrangée pour partir en échange en Colombie, à Bogota. Lorsque je voyageais en Amérique Latine avec ma cousine, j’avais croisé des tas de touristes qui revenaient de Colombie et qui avaient vraiment adoré. Lorsque j’ai vu que c’était une des destinations que proposaient ma fac, je n’ai pas hésité.

Peux-tu nous parler de ce que tu as fait en Colombie ?

J’étais donc en échange universitaire à Bogota, la capitale colombienne. Je suivais des cours dans une université. J’en ai profité pour visiter le pays lors des longs week-ends – j’avais 4 jours de cours par semaine- et c’était vraiment génial. Depuis, j’essaye de convertir tout le monde ! Lorsque j’étais là-bas, pour rassurer un peu mes proches, j’ai commencé un blog (http://paulinescobar.wordpress.com) pour raconter mon quotidien et faire évoluer les mentalités à propos du pays. La Colombie a mauvaise réputation, mais pourtant niveau sécurité, c’est à peu près la même chose que chez ses voisins comme le Pérou ou la Bolivie. Certes il faut faire attention, mais comme dans toute l’Amérique Latine ! Et le pays est resté assez authentique, et plus préservé du tourisme que le Pérou, par exemple. J’ai vraiment adoré vivre là-bas.

Que peux-tu nous dire sur la vie en général dans la ville où tu es, et sur ses habitants ? As-tu un choc culturel ? Une anecdote à raconter ?

Je suis donc maintenant à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine. C’est vraiment une ville très sympa à vivre. Par rapport à Bogota, l’adaptation y a été plus facile. La Colombie, c’est un gros choc culturel, mais l’Argentine, et surtout Buenos Aires, c’est quand même plus européen. Surtout le quartier où je vis, Palermo. Il y a des tas d’expatriés qui habitent là-bas, et il y a plein de restaurants et de boîtes, c’est très animé. Les porteños (c’est comme ça qu’on appelle les habitants de Buenos Aires) sont très sympas et aiment bien les étrangers. Je pense que ce qui m’a le plus surprise, c’est le nombre de français que j’ai rencontré. Il y en a plein qui viennent en échange, en stage, et aussi en PVT. C’est limite possible de ne vivre qu’entre français à Buenos Aires. Ce qui peut être confortable, mais aussi un peu dommage.

Qu’est-ce que tu y as aimé ?

Par rapport à la France, l’ambiance y est plus relax, et aussi un peu plus folle. Les gens sortent énormément, et il y a toujours quelque chose qui se passe dans un coin de la ville. Il y a le type d’ambiance festive que l’on retrouve plus en Espagne qu’en France. Et les gens sont plus chaleureux. Par contre, c’est une ville extrêmement désorganisée, c’est vraiment incroyable. Les Argentins vivent dans le quilombo permanent – quilombo, c’est un mot très argentin qui veut dire le « bordel ». Il faut s’habituer au désordre et à l’imprévu !

Lors de tes voyages, quels sont les endroits que tu as préféré en Amérique Latine ?

J’ai voyagé dans beaucoup de pays d’Amérique Latine ces deux dernières années : Le Costa Rica, le Panama, la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Chili, l’Uruguay, et bien sur l’Argentine. Mais comme j’étais limité par le temps et l’argent, je suis restée peu de temps dans chacun – à part la Colombie et l’Argentine où j’ai eu la chance d’avoir des expériences professionnelles et universitaires. Donc ce sont les pays que j’ai vraiment le mieux connu, je les considère un peu comme mes pays adoptifs car j’y ai été très bien reçu.

Au niveau des visites les plus belles que j’ai pu faire sur le continent, je ne vais pas être très originale, mais je dirai que le Machu Picchu et les chutes d’Iguazu sont ce que j’ai préféré. Ce sont des endroits très touristiques, mais c’est vraiment incroyable !

Quels sont tes conseils pour tous ceux qui envisagent de partir comme toi ?

Dis comme ça, ça fait souvent rêver les gens, que je sois partie vivre en Argentine. Et c’est une décision que je ne regrette absolument pas, au contraire. Néanmoins, parfois j’ai l’impression que tout le monde pense que je vis une vie parfaite et sans aucun problème. On me dit souvent que j’ai de la chance de ne pas être en France – enfin ça, c’est les Français qui me le disent, les Argentins sont loin de partager cet avis. Mais il faut savoir que la vie en Argentine est plus difficile que celle en France, il y a beaucoup plus de pauvreté et de problèmes de sécurité – même si ça reste complètement vivable.

J’ai parfois l’impression de véhiculer une image idéalisée du fait d’être expatrié. Certes, il y a plein de choses géniales, on rencontre beaucoup de gens, on découvre d’autres cultures, on apprend une autre langue, mais il y a aussi des moments difficiles. On peut se sentir loin de sa famille et avoir le mal du pays. Et le pays offre moins de sécurité que la France.

Je ne dis pas ça pour décourager ceux qui aimeraient faire pareil, au contraire ! C’est une expérience extrêmement enrichissante et je suis vraiment contente et fière de moi d’avoir sauté le pas. Mais je pense que c’est quelque chose qu’il faut entreprendre en ayant conscience qu’il y a des challenges qui viennent avec le fait d’être expatrié. On ne part pas pour se la couler douce et fuir nos problèmes, mais pour vivre autre chose.

Je parle beaucoup de mes expériences sur mon blog, et j’ai même écrit un livre inspiré par mes expériences. Lorsque j’étais étudiante, je voyageais beaucoup, mais j’avais peu de gens à qui poser des questions et peu de ressources pour me préparer. J’ai donc écrit un livre que j’ai publié sur Amazon qui s’appelle le Manuel de l’étudiant nomade dans lequel je parle de mes voyages. C’est dirigé aux jeunes qui voyagent pour les inspirer et les rassurer afin qu’ils tirent le maximum de leurs expériences.

Merci beaucoup à Pauline qui nous raconte son expérience avec beaucoup de recul et de précieux conseils !

Et si toi aussi tu partais t’expatrier ?

 

 

Articles en relation

L’expérience d’Antoine, garçon au pair en Angleterre

Claire

Maëlys te dit tout sur son expérience de fille au pair à Berlin

Claire

L’expérience de Jeanne partie en Alaska avec Work and Travel

Claire