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L’expérience de Camille, fille au pair à Berlin

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Partir au pair était-ce un choix ou un hasard ?

Devenir au pair c’était un vrai choix. J’avais déjà entendu parler d’au pair quand j’étais au lycée, en cours d’allemand, et j’avais été très intéressée par le témoignage. Mais après le lycée, je ne me sentais pas prête pour une telle aventure et j’ai directement fait une fac. Après deux années d’études supérieures pas très épanouissantes, j’ai vraiment eu envie de voir autre chose. Mais je ne voulais pas partir sur un coup de tête sans avoir un vrai projet pour mes études.

J’ai donc pris contact avec une école de kiné allemande qui m’a acceptée après un entretien mais qui demandait le diplôme du C1 (mon niveau d’allemand était à peu près A2 à l’époque). Je me suis donc inscrite dans une agence de placement d’au pair : Euroconnections, et en quelques semaines on m’avait trouvé une famille à Berlin. Mon contrat d’au pair se termine fin juillet et je commence l’école en octobre.

 

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Peux-tu nous parler de ce que tu as fait en Allemagne ?

Être au pair c’est être une nounou. Normalement, on est logé directement chez la famille, mais la mienne me loue un appart au centre de Berlin. Il faut savoir qu’en fonction du pays dans lequel on est, les lois qui encadrent le rôle d’au pair sont différentes. En Allemagne, l’au pair est à disposition de la famille trente heures par semaine maximum et touche 310 euros par mois (260 + 50 euros pour les cours) mais les familles peuvent donner plus. Ce n’est pas énorme mais la famille me rembourse toutes mes courses ainsi que ma carte de transport et mon abonnement de téléphone.

Tous les matins j’ai trois heures de cours d’allemand dans une école, et tous les après midi je m’occupe d’une petite fille de 4 ans (3 ans et demi quand je suis arrivée) qui va à la crèche (l’école commence à 6 ans en Allemagne). Mon rôle est essentiellement d’aller la chercher à la crèche, de l’emmener à ses activités (danse, musique, dessin), au parc et de jouer avec elle. Mes tâches ménagères ne concernent que mon appart, la famille a déjà une femme de ménage. J’ai le samedi et le dimanche de libre, sauf de temps en temps où je fais du babysitting le samedi soir, mais c’est assez rare.

Qu’as-tu retenu de ton expérience ?

Il me reste encore un mois et je n’ai vraiment pas envie que ça se termine. Je me suis beaucoup attachée à la petite fille et à Berlin aussi. C’est une vraie responsabilité de s’occuper d’une petite fille et ça m’a beaucoup fait mûrir. Je suis la première au pair de cette famille et j’avais vraiment peur que ça se passe mal avec la petite fille. Au début elle était très réticente mais au bout d’un après midi elle s’est d’un coup complètement ouverte et m’a demandée de jouer avec elle. Elle dit parfois que je suis sa sœur.

« Cette expérience m’a fait beaucoup grandir, j’ai gagné de l’assurance et j’ai plus confiance en moi ! »

J’ai pu voir comment fonctionnait une famille autre que la mienne, avec ses différences et ses points communs. Cette expérience m’a beaucoup changé et appris sur ce que je voulais pour ma vie future.

Que peux-tu nous dire sur la vie en général dans la ville où tu es et sur ses habitants ? As-tu eu un choc culturel ? Une anecdote à raconter ?

Berlin est une ville immense : environ 8 fois plus grande que Paris pour à peine 1,5 fois sa population. A cause de la séparation de Berlin en quatre, et son mur, la ville est complètement différente en fonction du quartier dans lequel on vit. J’habite à la limite des anciennes zones française et russes, au pied du mur de Berlin. C’est assez incroyable de passer le mur tous les jours en connaissant son histoire. Les Allemands peuvent paraître très froids dans un premier temps mais ils sont également très respectueux (des autres personnes et des règles ! Ne vous avisez pas de traverser au rouge à Berlin sous peine de vous faire engueuler en allemand).

Les Berlinois sont ouverts d’esprit, ils ne jugent pas, que ce soit sur l’apparence physique ou sur la façon de s’habiller. Ils sont également très francs. Je n’ai pas eu de gros choc culturel, globalement la France et l’Allemagne sont assez proches. J’ai été très surprise quand on m’a dit bonjour à l’allemande pour la première fois (en fait ils te font un câlin) et les baguettes me manquent parfois, mais globalement ça va !

Une anecdote assez marrante c’est quand ma colocataire (une bavaroise de 20 ans) m’a demandé si les cuisses de grenouilles ça me manquait. Elle était persuadée que les français mangent des grenouilles quasiment tous les jours !

 

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Qu’est-ce que tu y as aimé ?

J’ai aimé cette ouverture d’esprit et toutes les rencontres que j’ai pu y faire. Berlin est une ville « multikulti » (multiculturelle) comme on dit ici. J’ai rencontré des personnes venant des quatre coins du globe. Je me suis liée d’amitié avec une Américaine, j’ai bu un café avec une Tchèque, j’ai fait du shopping avec une Chinoise, je suis allée manger avec un Nigérian… Au total, j’ai rencontré des gens venant d’une trentaine de pays différents, du Japon à l’Argentine en passant par le Pays de Galles ou le Kazakhstan. Toutes ces rencontres m’ont beaucoup ouvert l’esprit, j’ai appris à comprendre l’autre malgré nos différences. Berlin c’est aussi une ville très jeune et qui bouge beaucoup. Il y a toujours quelque chose à faire, quelque chose à voir. Difficile de s’ennuyer à Berlin !

Quels endroits as-tu pu découvrir durant ton séjour ?

Avec des amies, on est parties un week end à Prague en bus. C’était vraiment super. Autrement, je n’ai pas voyagé. Mais en bus, il y a beaucoup de possibilités de destination à petits prix. A Berlin, je n’ai pas pu tout découvrir, mais j’ai vu pas mal de choses, que ce soit touristique, ou culturel. Le plus impressionnant c’était la visite de l’ancienne prison de la stasi Berlin-Hohenschoenhausen avec un ancien détenu.

Quels sont tes conseils pour tous ceux qui envisagent de partir comme toi ?

Mon premier conseil c’est de bien y réfléchir parce qu’être au pair c’est du travail et des responsabilités. Si on n’aime pas trop les enfants ou qu’on est pas réellement motivé, c’est pas la peine, surtout si c’est pour abandonner au bout d’un mois parce que vous ne supportez pas la vie avec la famille ou parce que la France vous manque. Un autre conseil c’est de bien préparer son projet : trouver une famille dans laquelle vous serez à l’aise (leur téléphoner ou les appeler sur skype), se renseigner à l’avance au sujet des écoles pour pouvoir commencer les cours le plus tôt possible. Ainsi vous partirez en confiance et ce sera plus facile.

 

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Comment as-tu entendu parler de l’Etudiant Voyageur ?

Je connais l’Etudiant depuis des années, à l’époque où je cherchais vers quel métier m’orienter, mais je ne connaissais pas l’Etudiant Voyageur avant de faire ce témoignage.

Recommanderais-tu l’Etudiant Voyageur à tes ami(e)s ? Et pourquoi ?

Clairement, j’ai un peu visité le site avant d’écrire ce témoignage et j’ai lu beaucoup d’articles très intéressants et qui auraient pu me servir à l’époque où je faisais les démarches pour devenir fille au pair ou quand je voulais m’inscrire dans mon école de kiné !
Merci à toi Camille pour ce super témoignage. Et si tu souhaites toi aussi partir à l’aventure, télécharge gratuitement notre guide, tu vas faire des envieux !

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