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Université de Toronto : des études hors du commun

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Université de Toronto : des études hors du commun
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Si vous décidez d’étudier à l’Université de Toronto, vous faites le bon choix. Il s’agit de la plus grande ville du Canada qui accueille également le plus grand nombre d’étudiants étrangers. Ils sont plus de 10 000 étudiants à fouler, chaque année le sol de ce complexe universitaire. En mettant un pied dans le système universitaire, vous augmentez vos chances de faire carrière au Canada.

Etudier à Toronto

Les différentes universités

L’Université de Toronto

Trois campus composent l’Université de Toronto. Élue plus grande université du Canada avec un peu plus de 70 000 étudiants, elle a été créée en 1827. Très sélective de par le prestige et la qualité de ses enseignements, les très bons élèves arrivent à se faire une place ici.

Le campus St George

Il est le campus historique et principal de l’établissement, il recense l’ensemble des colleges de l’université. Son architecture est très réputée car elle est porteuse d’une histoire marquée. Nombreux sont les réalisateurs qui veulent ses murs en guise de décor.

Situé en plein cœur du centre-ville, la quasi-totalité des transports en commun possèdent un arrêt à proximité du campus. Pour ce qui est des formations proposées, elles sont vraiment variées. Vous pouvez retrouver les arts et les sciences, l’ingénierie, la musique, les métiers de la santé. Mais aussi l’architecture, l’urbanisme et le design.

Le campus Mississauga

Le campus est plus grand que le principal : 0,9km² (0,6km² pour St George). Les bâtiments sont modernes, construits, pour la plupart, dans les années 2000. La trentaine de kilomètres qui sépare le campus du centre est vite oubliée car le cadre est juste splendide.

En pleine expansion, l’Université de Toronto Mississauga possède une bibliothèque, un centre sportif tout équipé où les Argonauts de Toronto viennent faire leurs entraînements. On y enseigne l’anthropologie, la biologie, la chimie, l’économie, le théâtre, les sciences du langage, l’histoire et la géographie, le management… La liste est longue !

Le campus de Scarborough

Si vous souhaitez entamer une formation en alternance, notamment dans les domaines de la gestion et de l’informatique, c’est ici que vous devez vous rendre. Ce troisième département, lié à l’université de Toronto, est situé sur les berges de la rivières Highland.

La taille de l’enceinte universitaire avoisine les 1,2km². Ici encore, toutes les disciplines sont représentées. De la science, aux lettres, en passant par les langues et l’informatique. Il y a même un département dédié au français.

L’Université de York

Beaucoup plus récente que l’Université de Toronto, York U est reconnue pour la multiplicité de ses formations. Très polyvalente, elle axe ses cursus sur une recherche et un apprentissage collaboratif. Les étudiants peuvent composer eux-même leur parcours selon leurs centres d’intérêt.

Le campus de Keele

Il s’agit du principal qui se trouve à 30 minutes du centre-ville de Toronto. Il regorge de programmes plus ou moins spécifiques. Keele offre le plus grand programme, de l’ensemble du Canada, dédié aux arts libéraux.

On trouve également l’unique programme d’ingénierie spatiale que le Canada possède. C’est donc l’endroit idéal pour apprendre dans les meilleures conditions et avec des technologies de pointe.

Le campus de Glendon

Glendon est un petit campus qui propose des cours bilingue français/anglais. En plein centre-ville, il permet de suivre des cours de langues, de sciences, d’économie, mais aussi de droit. Grâce à la faculté Osgoode, les futurs avocats bénéficient de la renommée de l’établissement. C’est LA law school in Canada !

L’Université de Ryerson

Portée sur l’innovation Ryerson University est connue pour mener ses jeunes diplômés directement sur le chemin de l’emploi. Vieille de plus de 70 ans, l’université a su s’imposer au fil des années comme un établissement étudiant incontournable. Elle est localisée en pleine ville, ce qui la rend encore plus attrayante.

Dans cet établissement, l’accent est mis sur de véritables projets. Les étudiants travaillent pour des entreprises réelles et soulèvent de vraies problématiques. La réalité du marché du travail est dévoilée sans aucun masque.

La vie étudiante

Les conditions d’admission

Pour les étudiants étrangers, les conditions sont différentes selon le pays de provenance ainsi que l’université. Dans tous les cas, si l’anglais n’est pas votre langue maternelle, il vous faudra passer un test. Si le niveau est en dessous de celui recommandé, vous pourrez toujours vous inscrire à des cours d’anglais.

Afin de pouvoir étudier plus de six mois, vous devez demander un visa étudiant. Voici les documents essentiels :

  • Une lettre d’acceptation de l’université
  • Un passeport
  • Une preuve de ressources financières
  • Un certificat médical

+d’infos

Les frais de scolarité

Bien moins chères qu’aux Etats-Unis ou au Royaume Uni, les études restent tout de même assez onéreuses en comparaison à d’autres pays comme la France. Pour se faire une idée, le premier cycle (soit environ 8 mois) est estimé à 15 000 dollars canadiens pour les étudiants étrangers.

Encore une fois, selon la spécialité les coûts peuvent varier du tout au tout. C’est pourquoi des aides sont prévues sous certaines conditions. Elles s’obtiennent bien souvent au mérite. Pour féliciter les élèves les plus performants aussi bien intellectuellement que sportivement ou créativement, le gouvernement attribue des indemnités financières.

En tant qu’étudiant français, vous pouvez prétendre à des aides à la mobilité et d’autres subventions. Pour tout savoir à ce sujet, rapprochez-vous du service des relations internationales de votre établissement. Vous pouvez aussi toquer à la porte de votre mairie, conseil départemental et conseil régional. Toutes les aides sont bonnes à prendre !

Le coût de la vie

En tant que ville canadienne majeure, le coût de la vie est assez élevé. Il faut alors mettre de l’argent de côté afin de se créer une petite cagnotte et être à l’aise financièrement.

Hébergement

Ce qui revient le plus cher, après les frais de scolarité, pour les étudiants à Toronto c’est sans doute le logement.

La cité universitaire

Si vous avez la chance d’avoir une place en campus universitaire, vous allez vivre une expérience hors du commun. Ce type de logement a aussi bien des avantages que des inconvénients. Les points positifs sont la proximité et la vie intégrante. C’est un véritable petit village où tous les étudiants cohabitent ensemble.

Ce sont généralement les premières années qui choisissent d’investir les campus. En termes de prix, pour huit mois, l’étudiant devra débourser entre 9 200 dollars et 18 000 dollars canadiens selon la résidence.

Le logement hors campus

Ceux qui voudraient vivre en dehors, c’est tout à fait possible. Le site internet de l’Université de Toronto possède un onglet spécial pour le logement. Vous trouverez des astuces et des conseils pour faire des économies sur les loyers.

La colocation s’avère être le meilleur rapport qualité/prix. Dans le centre-ville, la chambre individuelle dans un appartement partagé coûtera entre 500 et 700 dollars. Pour un T2, la fourchette de prix démarre à 1000 dollars et peut s’étendre jusqu’à 2 200 dollars.

Transport

La banlieue est beaucoup plus accessible que le centre-ville. Cependant, il faut ajouter à ce budget les frais de transport pour pouvoir se rendre à l’université. Le réseau de transport à Toronto est très bien pensé. Vous pouvez emprunter le métro, le tramway, le bus mais aussi le train…

Il s’agit du troisième plus grand réseau de transport en commun d’Amérique du Nord. Les étudiants bénéficient de réduction sur les abonnements. C’est un avantage considérable surtout lorsqu’on choisit d’habiter dans un quartier excentré et où les transports deviennent vitaux.

Les pistes cyclables sont aussi monnaie courante dans la grande ville de l’Ontario. Les plus sportifs peuvent s’élancer sur des kilomètres en toute sécurité. Attention tout de même aux grands froids qui pourraient vite vous surprendre !

Travailler pendant ses études

Certains étudiants ont l’obligation de travailler en plus de leurs études pour pouvoir rentrer dans leurs frais. D’autres le font par choix et c’est tout à fait possible. Avec un visa étudiant, vous pouvez parfaitement décrocher un emploi. Au sein même du campus universitaire, des postes sont proposés aux élèves. Mais vous pouvez également trouver un petit boulot en dehors.

Vous aurez besoin d’un numéro d’assurance sociale à demander directement au gouvernement. Vous serez tout de même limité à 20 heures par semaine durant l’ensemble de l’année scolaire.

En revanche, si vous souhaitez effectuer un stage, un autre visa est nécessaire. Le visa étudiant n’est valable que pour les emplois d’appoint. Pour le reste, il vous faudra faire les démarches auprès du gouvernement, afin d’obtenir un visa de travail.

Le Canada et les études

Il faut dire que le Canada est un des pays les plus attrayants pour les étrangers venus du monde entier. Plus de 300 000 jeunes viennent poursuivre leur formation d’enseignement supérieur Outre-Atlantique.

Les différents établissements

Pour accueillir tous ces jeunes, le pays peut compter sur 93 universités. Certaines sont même classées parmi les meilleures du monde. D’après le Times Higher Education, l’université de Toronto, celle de Colombie-Britannique basée à Vancouver, de McGill à Montréal, accompagnée de celle de Montréal et enfin l’université de McMaster à Hamilton.

Beaucoup d’étudiants français choisissent de s’inscrire dans un établissement québécois. Pourtant, vous pouvez suivre des formations en français dans d’autres régions, même anglophone. En effet, le pays tient à conserver l’équilibre entre le français et l’anglais et les universités suivent ce mouvement.

Quand partir ?

Il existe de nombreuses alternatives pour partir en tant qu’étudiant au Canada.

Après le bac

Pour partir effectuer l’équivalent d’une première année de fac au Canada, il est obligatoire de présenter une demande d’admission. Commencez par choisir le programme qui vous intéresse. Ensuite, demandez votre lettre d’admission à l’établissement. Elle est la clé pour se voir délivrer un permis d’études.

Il faut savoir que chaque université canadienne a ses propres critères d’admission. Les dossiers se doivent d’être personnalisés en fonction de ce qui est demandé. Le délai de réponse peut être long. Mieux vaut anticiper et faire sa demande le plus tôt possible, dans l’idéal un an à l’avance.

En échange universitaire

C’est une alternative qui s’avère payante. De nombreuses universités et établissements français ont des partenariats avec des universités canadiennes. Si vous avez débuté des études en France, vous pouvez tout à fait les poursuivre au Canada, si accord entre les établissements il y a. Le service des relations internationales sera là pour vous aiguiller.

L’avantage considérable reste les frais de scolarité qui ne sont pas à régler puisque vous avez déjà payé votre année universitaire. Le second point positif réside dans la facilité des démarches administratives. En général, l’université se charge de la plupart des documents à transmettre. Vous avez donc deux gros poids en moins à gérer.

Le déroulé des études

Il y a des différences très spécifiques entre le schéma des études françaises et celui du Canada. Chez nos amis canadiens, le bac (ou bachelor) se prépare en 4 ans et équivaut à une licence chez nous. Le master est accessible en cinquième année.

Les cours magistraux ont été remplacés, la plupart du temps, par de la pratique. Les élèves travaillent en petits groupes sur des sujets touchant à l’actualité. Les examens se font en deux sessions, une en automne et une en hiver. Le contrôle continu est la participation sont pris en compte dans la moyenne générale. Cela nécessite d’être attentif toute l’année et de mieux assimiler les connaissances.

Et après les études ?

Le gouvernement canadien fait en sorte de garder les étudiants étrangers qui ont étudié dans le pays. Si vous souhaitez rester sur le territoire, deux options s’offrent à vous.

Le permis de travail

Il est en adéquation avec la période pour lequel votre permis d’études vous a été délivré. Par exemple, vous avez fait 8 mois d’études, vous aurez droit à un visa de travail de 8 mois. Dans tous les cas, la durée maximale est trois ans.

En travaillant sous ce visa, vous accumulez de l’expérience qui est comptabilisée pour votre demande de résidence permanente.

La résidence permanente

Depuis 2016, le programme dit entrée express est devenu beaucoup plus favorable aux personnes ayant suivi des études au Canada. Il s’agit d’un plan mis en place par l’Etat et qui s’adresse aux étrangers souhaitant immigrer.

Chaque crédit d’études et chaque diplôme obtenu sont pris en compte. Ils donnent des points supplémentaires qui facilitent l’obtention de ce titre tant demandé.

Choisir d’aller étudier dans une université de Toronto est un très bon choix aussi bien pour la poursuite d’étude que pour l’avenir. En effet, le Canada est en recherche constante de nouveaux talents pour venir travailler sur le territoire. Prêt pour une nouvelle aventure ?

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