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Mobilité : quelle bourse d’étude choisir pour partir à l’étranger ?

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Mobilité : quelle bourse d’étude choisir pour partir à l’étranger ?
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La bourse d’étude permet de subvenir à ses besoins à l’étranger sans se préoccuper de ses dépenses. Certaines aides financières sont cumulables. Elles s’adressent aux plus fragiles et à ceux dont l’intérêt et la qualité du projet interpellent.

Le programme Erasmus +

Qu’est-ce que c’est ?

L’une des bourses d’études les plus répandues est celle véhiculée par Erasmus +. Le programme d’échange culturel vieux de trente ans est populaire depuis le film L’Auberge espagnole, sorti en 2002. Lancé en 1987, il encourage les échanges entre les étudiants et les universitaires d’un établissement européen. En 2017, 43 745 étudiant français ont profité du programme dans trente-trois pays du Vieux-Continent. La France est, par ailleurs, le premier pays qui envoie des étudiants chaque année.

Stage à l'étranger

Quelle bourse d’étude ?

Le programme Erasmus + propose une bourse d’étude variable pour chacun des candidats au départ. Elle permet de financer une partie du séjour qui dure entre deux et douze mois. Pour en bénéficier, l’étudiant doit remplir les conditions suivantes :

  1. Être étudiant dans un pays européen.
  2. Etudier dans une école de l’enseignement supérieur.
  3. Le séjour doit se réaliser dans le cadre d’un échange entre établissements européens.

Pour quel montant ?

Le montant alloué à l’étudiant n’est pas fixe. En effet, la bourse d’étude dépend essentiellement du coût de la vie à l’étranger. La bourse d’étude varie aussi en fonction du projet d’échange, qu’il s’agisse d’une année d’études ou d’un stage à l’étranger.

  • De 200 à 300 euros par mois pour une bourse d’études durant un séjour en Autriche, au Danemark, en Finlande, en Irlande, en Italie, au Liechtenstein, en Norvège, au Royaume-Uni et en Suède.
  • Entre 350 et 450 euros par mois pour une bourse de stage pour un séjour dans l’un des pays cités plus haut.
  • De 150 à 250 euros par mois pour une bourse d’étude pour un voyage dans les autres pays européens non-cités (Turquie et Macédoine compris).
  • Entre 300 et 400 euros par mois pour une bourse de stage dans les autres pays européens non-cités (Turquie et Macédoine compris).

Près de la moitié des bourses d’études (49,2%) versées en 2015-2016 étaient comprises entre 150 et 300 euros par mois. A compter de la rentrée 2018, la bourse Erasmus + devrait augmenter à hauteur de 20 à 70 euros par mois selon la destination et le projet.

L’aide à la mobilité internationale

Qu’est-ce que c’est ?

La mobilité internationale induit le départ d’un étudiant, d’un demandeur d’emploi ou d’un salarié à l’étranger. Les politiques de l’emploi encouragent de plus en plus cette pratique d’expatriation temporaire pour gagner en employabilité. D’après Génération Erasmus +, la majorité des étudiants (85%) qui étudient ou apprennent un métier à l’étranger le font pour augmenter leurs chances de trouver du travail. L’aide à la mobilité internationale intervient dans ce sens. C’est l’établissement d’enseignement supérieur qui se charge de verser l’allocation à l’étudiant. Elle est destinée à celui ou celle qui souhaite soit réaliser une formation supérieure à l’étranger, soit effectuer un stage à l’international.

Quelles conditions remplir ?

Des quotas limitent l’attribution de l’aide à la mobilité internationale. Le chef d’établissement est le seul décisionnaire. Il prend en compte la qualité du projet et son intérêt pédagogique. Pour effectuer une demande de bourse, l’étudiant doit remplir quelques conditions :

  1. Bénéficier d’une bourse sur critères sociaux.
  2. Préparer un diplôme national reconnu.
  3. Réaliser un séjour compris entre deux et neuf mois consécutifs.

Il faut savoir qu’un étudiant peut bénéficier plusieurs fois de l’aide à la mobilité internationale. En revanche, l’aide ne peut être versée si les séjours dépassent les neuf mois réglementés.

Pour quel montant ?

Pour l’année universitaire 2018-2019 en cours, la bourse d’étude correspond à un montant de 400 euros par mois. Les néo-bacheliers ayant obtenu la mention « très bien » au baccalauréat peuvent profiter d’une aide supplémentaire : l’aide au mérite d’une valeur annuelle de 900 euros.

Les bourses d’études sur critères sociaux

Qu’est-ce que c’est ?

Un étudiant boursier candidat au départ en Europe peut obtenir une bourse équivalente à celle qu’il touche en France. C’est ce que l’on appelle couramment la Bourse d’enseignement supérieur. Les étudiants les plus fragiles bénéficient de cette bourse d’étude selon des échelons définis allant de 0 bis à 7. La déclaration fiscale – et par conséquent les revenus des parents – répartissent les échelons. Pour bénéficier de la BCS à l’étranger, l’étudiant doit s’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu. Il doit effectuer ses études pendant soit une année universitaire, soit durant deux semestres selon les conditions exigées par les états membres du Conseil de l’Europe.

Quelles conditions remplir ?

La continuité de la Bourse d’enseignement supérieur induit quelques conditions nécessaires à respecter pour pouvoir en bénéficier, même au sein du Vieux-Continent.

  1. Candidater dans l’un des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.
  2. Réaliser deux semestres ou une année d’études dans une école reconnue.
  3. Ne pas étudier dans les domaines de la Culture et de l’Agriculture.

Pour quel montant ?

Pour la rentrée 2018-2019, les montants annuels ont été communiqués en fonction des différents échelons. En Europe, les conditions financières de cette bourse d’étude sont les mêmes que celle qui est versée en France, dans le cadre du dossier social étudiant.

  • Échelon 0 bis : 1 009 euros.
  • Premier échelon : 1 669 euros.
  • Deuxième échelon : 2 513 euros.
  • Troisième échelon : 3 218 euros.
  • Quatrième échelon : 3 924 euros.
  • Cinquième échelon : 4 505 euros.
  • Sixième échelon : 4 778 euros.
  • Septième échelon : 5 551 euros.

Les autres aides publiques

D’autres bourses d’études peuvent être allouées. Les institutions publiques en sont les principaux donateurs. Il s’agit de la Région, du Département et de la ville de résidence de l’étudiant. Il n’existe pas de norme imposée à ce niveau-là. C’est au bon vouloir des politiques appliquées dans chacun de ces établissements publiques.

Certaines universités peuvent verser des aides en complément à celles déjà existantes. Il n’est d’ailleurs pas essentiel d’être boursier en Erasmus ou avec le CROUS pour les toucher. Les services des relations internationales de chaque faculté a les informations nécessaires pour tout projet de départ à l’étranger en lien avec les études.

Enfin, des universités du pays d’accueil peuvent allouer des bourses à leurs étudiants étrangers. Bien souvent, il s’agit de faciliter les démarches administratives en prenant en charge en partie ou intégralement les frais d’inscription. Voilà qui évite de souscrire des prêts étudiants coûteux et parfois nocifs.

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