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Mobilité : quelle bourse d’étude pour partir à l’étranger ?

Partir étudier à l’étranger peut représenter un coût important. Pour faciliter la mobilité internationale, des aides existent. L’objectif d’une bourse d’étude est d’encourager les jeunes à voyager à l’étranger dans le cadre de leurs études. Tour d’horizon des aides possibles.

Un étudiant n’est pas forcément quelqu’un de fauché ! Mais, il faut admettre qu’il est courant pour un jeune de se serrer la ceinture. Pendant les études, les dépenses sont nombreuses. Les coûts du logement, des charges, de la nourriture et des soirées peuvent vite faire exploser un budget qui tient, bien souvent, sur des petits jobs d’été. Voyager à l’étranger passe donc après les dépenses courantes. Pourtant, le séjour à l’étranger est un gage d’employabilité pour celles et ceux qui tentent l’expérience. De plus en plus d’établissements de formation encouragent la mobilité internationale de leurs étudiants. C’est le cas dans la plupart des formations couvertes par les universités en France. Il est ainsi possible d’étudier la communication en Europe, le marketing aux Etats-Unis ou encore le développement durable en Amérique latine. Dernièrement, le célèbre Guide du routard a même développé un manuel qui présente les bienfaits de l’alternance en Europe.

Les bourses d’études permettent donc aux étudiants de subvenir à leurs besoins à l’étranger sans se préoccuper de leurs dépenses. Certaines aides sont cumulables. Elles s’adressent notamment aux étudiants les plus fragiles mais également à ceux dont l’intérêt et la qualité du projet de séjour interpellent.

Le programme Erasmus +

Qu’est-ce que c’est ?

L’une des bourses d’études les plus répandues est celle véhiculée par Erasmus +. Le programme d’échange culturel vieux de trente ans est populaire depuis le film de Cédric Klapisch, L’Auberge espagnole, sorti en 2002. Dans cette comédie dramatique, le téléspectateur suit les aventures de Xavier, étudiant français en sciences de l’économie, parti étudier un an à Barcelone. Durant son échange, il fera la connaissance de protagonistes issus de divers pays européens : une Anglaise, un Italien, une Espagnole, un Belge ou encore un Allemand. L’Auberge espagnole est le film qui dépeint le mieux la vie proposée par le programme Erasmus +. Lancé en 1987, il encourage les échanges entre les étudiants et les universitaires d’un établissement européen. En tout, Erasmus + est présent dans trente-trois pays du Vieux Continent. En 2017, 43 745 étudiant français ont profité du programme. La France est, par ailleurs, le premier pays pourvoyeur d’étudiants issus de la génération Erasmus.

Quelle bourse d’étude ?

Le programme Erasmus + propose une bourse d’étude variable pour chacun des candidats au départ. Celle-ci permet de financer une partie du séjour qui dure entre deux et douze mois. Pour en bénéficier, l’étudiant doit remplir chacune des conditions suivantes :

  1. Être étudiant dans un pays européen.
  2. Etudier dans une école de l’enseignement supérieur (postbac).
  3. Le séjour doit se réaliser dans le cadre d’un échange entre établissements européens.

Il faut s’y prendre à l’avance – entre six mois et un an – pour obtenir un séjour et par conséquent une bourse d’étude Erasmus +.

Pour quel montant ?

Le montant alloué à l’étudiant n’est pas fixe. En effet, la bourse d’étude dépend essentiellement du coût de la vie dans la destination choisie par l’étudiant. La bourse d’étude varie aussi en fonction du projet d’échange, qu’il s’agisse d’études ou d’un stage à l’étranger.

  • De 200 à 300 euros par mois pour une bourse d’études durant un séjour en Autriche, au Danemark, en Finlande, en Irlande, en Italie, au Liechtenstein, en Norvège, au Royaume-Uni et en Suède.
  • Entre 350 et 450 euros par mois pour une bourse de stage pour un séjour dans l’un des pays cités plus haut.
  • De 150 à 250 euros par mois pour une bourse d’étude pour un voyage dans les autres pays européens non-cités (Turquie et Macédoine compris).
  • Entre 300 et 400 euros par mois pour une bourse de stage dans les autres pays européens non-cités (Turquie et Macédoine compris).

Près de la moitié des bourses d’études (49,2%) versées en 2015-2016 étaient comprises entre 150 et 300 euros par mois. A compter de la rentrée 2018, la bourse Erasmus + devrait augmenter à hauteur de 20 à 70 euros par mois selon la destination et le projet. Cette allocation se complète potentiellement par la bourse sur critères sociaux (lire plus bas). La Région, le Département ainsi que la Ville du lieu de résidence de l’étudiant peuvent en additionner d’autres.

L’aide à la mobilité internationale

Qu’est-ce que c’est ?

Le nom est la mode depuis quelques temps. La mobilité internationale induit le départ d’un étudiant, d’un demandeur d’emploi ou d’un salarié à l’étranger. Les politiques de l’emploi encouragent de plus en plus ces pratiques d’expatriation temporaire pour gagner en employabilité. D’après Génération Erasmus +, la majorité des étudiants (85%) qui étudient ou apprennent un métier à l’étranger le font pour augmenter leurs chances de trouver du travail. L’aide à la mobilité internationale intervient dans ce sens. C’est l’établissement d’enseignement supérieur qui se charge de verser l’allocation à l’étudiant inscrit dans l’un de ses campus. Elle est destinée à un étudiant qui souhaite, soit réaliser une formation supérieure à l’étranger soit effectuer un stage à l’international.

Quelles conditions remplir ?

Des quotas limitent l’attribution de l’aide à la mobilité internationale. Le chef d’établissement est le seul décisionnaire du versement de l’aide. La qualité du projet et de son intérêt pédagogique font le tri entre les différentes candidatures. Pour en profiter, l’étudiant doit vouloir effectuer des études ou un stage à l’étranger.

  1. Bénéficier d’une bourse sur critères sociaux.
  2. Préparer un diplôme national relevant du ministère de l’enseignement supérieur.
  3. Réaliser un séjour compris entre deux et neuf mois consécutifs.

Il faut savoir qu’un étudiant peut bénéficier plusieurs fois de l’aide à la mobilité internationale. En revanche, l’aide ne peut être versée si les séjours dépassent les neuf mois réglementés.

Pour quel montant ?

La bourse d’étude liée à la mobilité internationale se verse mensuellement. Pour l’année universitaire 2018-2019 en cours, elle correspond à un montant de 400 euros par mois. Les néo-bacheliers ayant obtenu la mention « très bien » au baccalauréat peuvent profiter d’une aide supplémentaire. En effet, l’aide au mérite est cumulable avec l’aide à la mobilité internationale. Elle est d’un montant annuel de 900 euros répartis en neuf versements.

Les bourses d’études sur critères sociaux

Qu’est-ce que c’est ?

Un étudiant boursier candidat au départ en Europe peut obtenir une bourse équivalente à celle qu’il touche en France. C’est ce que l’on appelle couramment la Bourse d’enseignement supérieur (BCS). Les étudiants les plus fragiles bénéficient de cette bourse d’étude selon des échelons définis allant de 0 bis à 7. La déclaration fiscale – et par conséquent les revenus des parents – répartissent les échelons. Il est nécessaire, pour bénéficier de la BCS à l’étranger, de candidater dans l’un des 47 pays composant Conseil de l’Europe. L’étudiant doit s’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur (postbac) reconnu par le pays en question. Il doit effectuer ses études pendant, soit une année universitaire, soit durant deux semestres selon les conditions exigées par les Etats membres du Conseil de l’Europe.

Quelles conditions remplir ?

La continuité de la Bourse d’enseignement supérieur (BCS) induit quelques conditions nécessaires à respecter pour pouvoir en bénéficier, même au sein du Vieux Continent.

  1. Candidater pour des études dans l’un des 47 pays membres du Conseil de l’Europe.
  2. Réaliser deux semestres ou une année d’études dans une école reconnue.
  3. Ne pas étudier dans les domaines de la Culture et de l’Agriculture.

Pour quel montant ?

Pour la rentrée universitaire 2018-2019, les montants annuels ont été communiqués en fonction des différents échelons. En Europe, les conditions financières de cette bourse d’étude sont les mêmes que celle qui est versée en France.

  • Echelon 0 bis : 1 009 euros.
  • Premier échelon : 1 669 euros.
  • Deuxième échelon : 2 513 euros.
  • Troisième échelon : 3 218 euros.
  • Quatrième échelon : 3 924 euros.
  • Cinquième échelon : 4 505 euros.
  • Sixième échelon : 4 778 euros.
  • Septième échelon : 5 551 euros.

Les autres aides publiques

D’autres bourses d’études peuvent être allouées dans le cadre d’un séjour à l’étranger. Les institutions publiques en sont les principaux donateurs. Il s’agit de la Région, du Département et de la ville de résidence de l’étudiant. Il n’existe pas de norme imposée à ce niveau-là. C’est au bon vouloir des politiques appliquées dans chacun de ces établissements publiques.Le service de la Jeunesse des mairies aiguillent les étudiants candidats au départ.

Certaines universités peuvent verser des aides en complément à celles déjà existantes. Il n’est d’ailleurs pas essentiel d’être boursier en Erasmus ou avec le CROUS pour les toucher. Les services des relations internationales de chaque faculté a les informations nécessaires pour tout projet de départ à l’étranger en lien avec les études.

Enfin, des universités du pays d’accueil peuvent allouer des bourses à leurs étudiants étrangers. Bien souvent, il s’agit de faciliter les démarches administratives en prenant en charge en partie ou intégralement les frais d’inscription.

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